La Belotte

Au niveau étymologique, le nom de la Belotte pourrait venir, selon le chamoine Bernard Secret, du vieux français et du patois savoyard, comme bellet, bellot, belotte, qui veulent dire mouton, agneau, agnelle. On laissait jadis en permanence des moutons paître l’herbe du pâturage poussant sur un terrain vague de La Belotte, et c’est pour cela que ce nom lui aurait été donné.

Autour de 1760, il est difficile d’habiter La Belotte et de ne pas être contrebandiers.

Surtout avec ce méchant cabaret, solitaire, où il est toujours imprudent de passer la nuit. Il faut savoir qu’ à cette époque, le sel, qui est objet de la contrebande, coûte six fois moins cher en Suisse qu’en France, et qu’il est au moins trois fois meilleur. Les contrebandiers traversent le lac jusqu’à Coppet, qui est en terre de Berne, chargent la «camelotte» et viennent la débarquer à La Belotte.

S’il existe à Cologny, ou plus exactement à La Belotte, une tradition immémoriale, c’est bien celle de la pêche, car on peut supposer qu’elle n’a jamais été interrompue depuis l’époque des Lacustres.

La bâtisse du restaurant- crèmerie de La Belotte, ainsi nommée à l’époque, date de la seconde moitié du 19ème siècle. C’est à la même époque que la route du bord du

lac reliant Genève à Thonon fut réalisée. Et ce n’est qu’au début du siècle dernier que La Belotte adopte l’aspect que nous lui connaissons actuellement.

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